vendredi 23 novembre 2007
Citizen Mag

Voici un message de Cécile, présentant un certain Citizen Mag.... peut-être un espace pour spatio.not ??

Bonjour à tous !

Vous ne vous connaissez pas forcément, destinataires de ce mail, mais vous avez pourtant quelques points communs qui justifient cet envoi groupé :
- d’abord j’ai votre adresse mail ! Mais attention, je n’envoie pas ce message à tous ceux dont j’ai l’adresse c’est-à-dire quasiment n’importe qui car...
- vous êtes aussi dans le coin de Bordeaux (oui, bon, y’en a qui se sont expatriés dans la cambrousse voire à la Kapitale mais ils restent bordelais de coeur, n’est-ce pas ?) et...
- vous n’êtes pas contents ! C’est-à-dire qu’à part quelques moments de joie apportés par la vision d’un bon film ou la dégustation d’un vin savoureux avec vos amis ou même le bonheur simple de manger des carbonara avant qu’elles ne soient refroidies (des choses simples quoi !), vous n’êtes pas contents de la route que nous semblons collectivement et inéluctabement avoir pris grâce à Super Sarko, celui grâce auquel "tout est possible" (il ne l’a pas usurpé ce slogan, on a même le droit d’aller dans le mur avec lui !).

Bref, voici quelques traits communs qui justifient que je vous donne une super info : il existe un journal hebdomadaire qui va nous donner des nouvelles régulières sur Bordeaux, l’Aquitaine voire la France, et qui se situe vraiment à gauche. Pas du bourrage de crâne, de la vraie info et analyse. De l’actu, de la réflexion... On va se faire un peu de bien à la tête ! Et c’est pas volé. Allez-voir un peu de quoi il retourne : www.cityzenmag.com

Bises,

Cécile

et si vous aimez, faites passer l’info à vos petits amis, collègues, camarades et amants

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vendredi 2 novembre 2007
Jour de PACS pour 2 spatio.not

Merci pour cette soirée, et avant l’été l’annonce du prochain "tub" :

On en profite pour vous remercier tous, comme des petites boîtes en carton peuvent même permettre de se déplacer sur la toile et de carrément passer dans les tuyaux à destination des caraïbes.... y a quand même des jours ou un petit voyage de PACS bien conventionnel apporte à nos rêveries...

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mercredi 28 février 2007
TIC, concours, concurrence et éducation populaire

Voici un texte, pour mon boulot, par le quel j’essaie de réfléchir et de prendre du recul sur notre capacité à être collectifs...

« Comment les TIC [1] ont apporté du sang neuf à ma pratique de l’éducation populaire », conviendrait mieux comme titre à ce texte, mais j’ai opté pour le chemin parcouru plutôt que le résultat.

Responsable pédagogique d’une formation d’animateurs multimédia, j’ai mis en place un site internet pour la formation. Je l’ai intitulé, plate-forme internet de suivi de l’alternance, les animateurs stagiaires étant au CREPS [2] Aquitaine une semaine par mois et le reste du temps sur un lieu d’accès public numérique. Depuis trois ans, je fais évoluer cette plate-forme internet. Lieu d’échange et de mutualisation de ressources, elle fait désormais partie intégrante de la formation.

L’objet de mon témoignage vient de l’expérience suivante. Missionné par mon établissement pour développer la FOAD [3], je mets en place progressivement des plates-formes internet pour les autres formations du CREPS. Ces plates-formes sont similaires à celle que j’ai développée pour les animateurs multimédia.

Ainsi, en septembre 2005, j’ai lancé une plate-forme internet pour une promotion de stagiaires préparant le concours du Professorat de Sport [4].

Cette première tentative fut un échec.

Je n’avais pas pris en compte une dimension essentielle : les stagiaires, passant un concours, sont en concurrence, travaillent pour leur propre compte et n’ont à priori pas d’intérêt pour participer à une démarche de mutualisation.

Pour la deuxième tentative, j’ai demandé à la promotion suivante de stagiaires de formuler un choix dès le départ. Lors de la présentation de la plate-forme internet, je leur explique que si leur décision est de mutualiser en utilisant la plate-forme, il faut prendre des engagements concrets dès à présent. Alors la discussion a commencé à prendre tournure, la coopération envisagée s’est concrétisée. Les stagiaires se sont répartis déjà des tâches à accomplir et à mutualiser. Ici, en l’occurrence, ce sont des fiches de synthèse sur les thématiques pouvant sortir au concours qu’il faut partager, une centaine de fiches à faire en deux mois. Effectivement, pour un groupe de douze stagiaires, cela revient à produire sept ou huit fiches au lieu d’une centaine. Les stagiaires y ont vu leur intérêt et ont demandé à ceux restés jusqu’alors silencieux de respecter la répartition des tâches. Dans la configuration de concurrence entre les stagiaires, un désengagement de deux ou trois d’entre eux peut rompre la mécanique de coopération. Aussi, ils ont demandé, à leur responsable de formation, de s’engager, elle aussi, sur la plate-forme quant à son activité et quant aux délais de réponse à leurs éventuelles questions...

Il y a une forte activité, depuis, sur ce site, les stagiaires coopèrent au delà d’une simple mutualisation de contenus. Effectivement, les stagiaires se soutiennent, partagent leurs inquiétudes, parlent méthodologie. Ils vont donc au delà des objectifs fixés, à l’aide de la plate-forme, préparent collectivement ce concours bien que physiquement dispersés.

Fort de ces enseignements, j’ai demandé à un groupe d’animateurs, préparant un diplôme d’éducation populaire au CREPS, de s’engager dans l’utilisation de leur plate-forme.

De là est venue ma surprise, les animateurs ont fait montre de réticences à partager les contenus qu’ils auraient à produire pendant la formation. Je me suis rendu compte que j’étais porteur d’un « préjugé positif ». Naïvement, je pensais qu’une valeur comme la libre diffusion était innée chez un animateur socio-culturel. La logique de concurrence, ainsi que les idées portées par un certain libéralisme, ne s’est pas arrêtée aux portes de l’animation socio-culturelle. Les animateurs ont peur qu’on leur vole, copie, spolie leurs productions, leurs projets... A la réflexion, je comprends que ces animateurs vivent aussi dans cette société où la peur du chômage voudrait nous pousser à l’individualisme ; et, par la même, nous faire oublier les principes fondateurs qui nous font choisir ces métiers de l’éducation populaire.

Je remercie donc ces futurs collègues sportifs qui m’ont donné une leçon de collectif, de travail d’équipe. En concurrence directe, ils ont compris qu’il était plus judicieux de « jouer collectif ».

Cette expérience m’est très utile, quand je discute avec les animateurs et leur demande un engagement, dans la mutualisation de leur force, dans le soutien de leurs pairs en situation de faiblesse...

Ces plates-formes internet, qui ne sont qu’un outil émanant des TIC, m’ont permis de renouveler mon discours sur l’engagement et la force du collectif. De part leur nature, elles permettent une utilisation transversale dans la formation, comme un espace de vie prolongeant le temps de formation en centre. En quelque sorte, ces outils TIC m’ont donc permis de renouveler mes pratiques d’éducation populaire et celles des stagiaires. De même, un outil TIC tel qu’un système collaboratif comme SPIP [5], est développé sous une forme qui me semble bien proche de l’éducation populaire, le logiciel libre...

En appliquant à moi même les questions d’environnement social, je me suis rendu compte que j’avais tendance à « jouer seul » aussi. La menace du chômage fait pression sur moi, chargé de mission n’est qu’un mot qui cache la précarité auquel il renvoie. J’avais la tentation de mener seul le déploiement de la FOAD, mais ces expériences ont renforcé ma conviction : un travail coopératif ne se décrète pas, il faut lui donner du souffle, l’accompagner pour ne plus être qu’un des animateurs de la coopération à terme. Notre métier de formateur au CREPS évolue vers celui de coordinateur de formation, nous sommes plutôt amenés à travailler séparément. L’adaptabilité de l’outil TIC à toute formation m’a permis, avec mes collègues, de travailler autour des valeurs de libre diffusion, de mutualisation, de coopération... Ces expériences renforcent le sens du travail collectif, le sentiment d’œuvrer, à mon échelle, pour l’éducation populaire.

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dimanche 4 février 2007
Occlusion intestinale

Depuis que je suis spatio.not, j’ai complètement abandonné mon vieux téléviseur, mais aussi le programme télé, résilié l’abonnement... Hier matin, un samedi couvert par un épais brouillard matinal, levé par un petit Craph trop matinal pour moi, j’ai recroisé mon téléviseur. En effet pour arriver à un moment de la matinée plus respectable pour un samedi matin, je me suis installé avec Craph sur mon vieux canapé et lui ai mis un vieux Scoubidou pour un cinquantième visionnage.... Craph était déjà en train de jouer avec son garage, moi en train de lire mon livre du moment, Antimanuel d’économie 2 les cigales de Bernard Maris, quand cette sournoise télévision a basculé sur une chaîne hertzienne nommée M6. TéléAchat spécial mois de l’amour de la Saint Valentin ou émission de l’amour car la Saint Valentin tombe en février cette année, je ne pas bien pigé... D’habitude, aveuglé par mes certitudes, je me serai levé pour éteindre, mais là, encore mal réveillé et blotti dans mon canapé, j’ai laissé dérouler cette émission en fond de tâche.... et quelle a été ma surprise, car cette émission s’est révélée à forte densité pédagogique !!!!

Mon livre parlait de pulsion de mort dans le capitalisme, sous la forme d’une obsession de l’accumulation et de l’élimination de l’inutile, d’où des sociétés obèses et en proie à l’occlusion intestinale....

Revenons en au téléachat d’M6 :

- premier objet : un « four boulanger chez vous pour pas avoir à sortir pour chercher le pain et rester au lit pour faire un petit calin », sourire de l’animateur, qui voulez aussi dire et c’est toute la dimension réflexive de l’émission, rester chez soi pour ne pas tomber sur un voyou ou si l’on est voyou pour éviter de voyouter quelqu’un d’autre...
- le « step training maison ultra sculptant ultra facilement », car comme on ne sort pas de chez soi et qu’on mange il faut éliminer les graisses affreuses, et deuxième sourire de l’animatrice cette fois ci, qui voulez dire, rester chez soi pour ne pas tomber sur un joggeur violeur qui hante les sous bois, ou si l’on est joggeur violeur pour éviter un crime public....
- le « cuit tout, qui attache pas comme ça pas besoin de matières grasses affreuses (le véritable fléau de notre humanité) et pas besoin de laver le four qui pourtant est auto nettoyant », et là, sourires apaisés de la paire d’animateurs, nous sommes d’accord sur l’existence du fléau graisse car au prochain article...
- le « step training sans faire d’effort car c’est lui qui bouge tout seul électriquement », car c’est si bon de passer des heures pour éliminer les graisses qu’on ne mange plus sur un truc qui vibre tout seul
- la « crème de la jet set qui vous arrête le vieillissement tout net », car à force de pas sortir il faut rester jeune et beau ou belle pour le cas échéant si on jour on doit sortir quand il n’y aura plus de joggueur violeur ou de voyouteur de boulangerie...
- je passe le pistolet professionnel à repeindre et d’autres articles car j’étais reparti dans mon bouquin, j’ai des difficultés réelles de concentration effectivement....

Mais là, ça m’a sauté aux yeux, comment mieux comprendre les notions d’accumulation auto destructrice citées dans mon livre, autrement qu’en regardant ce téléachat spécial Saint Valentin... Surtout que je n’étais pas au bout de mes surprises, car pour bien vérifier ma compréhension du sujet, arrivait enfin l’objet futile et inutile qui permet d’éviter l’occlusion intestinale :
- le "penditif en forme de coeur recouvert d’émeraudes", enfin, qui ne sert à rien, rien d’autre qu’entretenir un désir, un regard plongeant dans un décolleté qui lui n’a pas de date de péremption....

Merci M6 et le téléachat, même si je n’ai pas acheté le penditif, je suis allé acheter deux magnums des années de naissance de Dinolu et Craph, pour les boires dans une vingtaine d’années et partager une ivresse et la futilité d’années précieuses de garde et d’attention.... Bouteilles qu’il faudra peut-être boire en cachette tant l’ivresse n’est pas bonne pour un corps sein.....

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Dernier commentaire: 14 février 2007 par pascal |

samedi 3 février 2007
Erreur, Orange n’est pas France télécom !!!

Et oui, je suis dépassé par les grandes restructurations de l’opérateur historique, ou plutôt je suis victime comme beaucoup d’autres d’une usurpation...

En effet, pour le téléphone et internet je m’étais adressé à France Télécom (enfin je croyais), vous connaissez la formule, c’est un peu plus cher mais on a le service France Télécom...

Après mes déboires pour avoir une connexion, voir mes nerfs à vif, j’ai eu un internet qui allait cahin caha, jusqu’à ce que les coupures deviennent permanentes.... J’ai donc encore appelé les services techniques au 3900 (facturés 0,30€ la minute), à qui j’ai l’impression d’expliquer comment fonctionne une liaison internet, pour recevoir encore et encore des promesses sans lendemain.... Ayant vraiment besoin d’internet pour mon boulot, j’ai donc préparé mes nerfs pour une série d’appel au 3900. J’ai donc du retouché mes filtres ADSL, mettre un deuxième filtre sur une prise inutilisé, réinitialiser la livebox.... Au bout d’un moment, j’ai pris les devant et expliqué techniquement ce qui se passait sur mon installation, j’ai donc sorti le vocabulaire technique que je maîtrise bien vu que je suis amené à assurer la maintenance d’une salle informatique de 17 machines en réseau.... et enfin, l’enième opérateur m’a mis en correspondance avec une technicienne, les questions qu’elle m’a posées m’ont tout de suite convaincu et rassuré : bruit sur la ligne, éloignement de 5,7 kilomètres du dernier répartiteur ADSL.... Cette personne me signifiait bien qu’il y avait un problème sur ma ligne et que mon installation ultra simple n’était pas en cause (un téléphone et une connexion internet en tout et pour tout dans la maison). Mais il y a un petit indice qui m’est revenu après cette conversation, l’opérateur m’a dit qu’il me transférait vers quelqu’un de France Télécom !!!!

Et oui, depuis le début, je suis en contact avec Orange qui me fourni téléphone et ADSL, je ne suis pas un abonné France Télécom comme je le croyais !!!!!

La personne de France Télécom m’a envoyé un technicien France Télécom sur place, dans ma maison (enfin un humain !!!), il a regardé l’installation, du garage à la prise murale du salon, ouvert la prise murale et sorti un petit connecteur me disant que sur ces prises, il perturbait souvent la ligne (la maison à 25 ans). Depuis ma connexion marche très bien et ne saute plus du tout (j’avais des coupures toutes les heures ou quart d’heure selon les moments).

Mais ce technicien m’a dit au passage qu’il était un survivant, que bientôt il n’y aurait plus de techniciens en déplacement........ France Télécom a été démantelé !!!! Et je me sens trompé, abonné à Orange, un opérateur lambda....

Il n’y a plus de service public de téléphonie et d’accès au réseau Internet. Pourtant Internet a été déclaré d’utilité tout public par l’état en 2003...

Je remercie les deux personnes de France Télécom qui en deux fois dix minutes ont mis fin à des heures d’appels et de galère pour avoir une installation qui fonctionne correctement. Surtout c’est la première fois que je parlais à des personnes sur la même planète que moi et pas des opérateurs robotisés répétant sans fin les textes prémachés écrit sur leurs machines... C’est ce que certains appellent la modernisation....

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samedi 25 novembre 2006
Prendre sa voiture ou rouler sur internet ? Ce serait moins polluant parfois !

Vendredi, je tentais une expérience nouvelle pour moi. Une journée de travail à la maison, en direct avec mon univers professionnel. Les moyens ne manquent pas pour établir le contact et ce tout simplement grâce à une simple connexion internet. En effet, courriel, messagerie instantanée et téléphonie par internet font que je n’étais pas si seul chez moi. Je n’avais pas branché de webcam, comme ça j’ai pu repousser l’heure de ma toilette !!! De toute façon, je traite presque toutes les affaires courantes par courriel même à l’intérieur de l’établissement pour lequel je travaille. Que le courriel parte de chez moi ou du bureau, cela revient au même, ou peut-être qu’il faudrait s’interroger sur l’emploi du courriel à tout va pour communiquer en interne : c’est comme si pour se passer un papier entre collègues on utilisait le courrier postal et pas un simple casier !

Je reviens sur ma journée de vendredi :
 d’abord j’ai dormi trois quart d’heure de plus et les enfants se sont reveillés d’eux même
 je n’ai pas encombré les bouchons de la rocade bordelaise (et donc moins pollué et économisé mon or noir)
 je n’ai pas stressé pour savoir si le soir serait un vendredi noir sur la rocade et que je n’arriverais pas à temps à la crèche et à l’école (c’est le fait de ne pas avoir eu ce stress que je me suis rendu compte que je l’avais presque tous les autres jours... et le stress ça fatigue !!)
 une fois la journée de travail achevé, je suis allé chercher les enfants et hop, tranquilles à la maison !

Quelle satisfaction, pourquoi n’ai je pas tenté cette expérience plus tôt ? Tout de suite j’ai repensé à un livre de Corinne Maier, Bonjour paresse : De l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise. Effectivement, ce vendredi on ne risque pas de m’avoir vu passé avec un dossier sur le bras ou d’avoir dit à intervalles réguliers que j’étais "overbooké" !!!

Par contre, je pense que j’ai été beaucoup plus "productif" que si j’avais été au bureau. Même en oubliant le fait que j’étais plus reposé et moins stressé, j’ai pu travailler de façon intensive et bénéficier d’une concentration maximum. Quel silence dans ma maison, et pas de téléphone ou autres sollictations qui vous casse dans votre élan. Je repense aussi à une évaluation de l’efficacité d’un cadre sur son lieu de travail, qui serait de 10% sur son temps de présence, chaque sollicitation demandant un bon quart d’heure pour se reconcentrer !!

Bien sûr je ne souhaite pas travaillé tous les jours à la maison, il y a aussi des tâches que je ne peux pas faire à distance, des personnes que j’ai plaisir (et la nécessité aussi) de rencontrer "en vrai". Mais je commence à penser que je peux moduler mon emploi du temps de manière à passer de temps en temps des journées entières à la maison et pour d’autres journées, à me rendre sur mon lieu de travail sur les heures creuses de la rocade bordelaise... Au risque d’être mal vu... soyons optimiste...

Effectivement, j’ai la possibilité technique de le faire dans le sens ou mon temps de travail est annualisé. Je pense quand même que l’on pourrait moduler l’emploi du temps de personnes même avec emploi du temps fixé. Un téléphone et une messagerie sont si faciles à faire suivre. La limite est d’avoir une connexion internet chez soi...

J’imagine que l’on pourrait de cette sorte diminué l’utilisation des voitures et la pollution du même coup... n’est ce qu’un rêve de spatio.not ou une idée qui ne rentre pas dans le cadre de nos sociétés hyper hiérarchisées et contrôlées...

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Dernier commentaire: 5 décembre 2006 par pascal |

samedi 18 novembre 2006
Spatio.not utopiste ??

Une fois quelques soucis techniques écartés, même s’ils ne sont pas à minimiser, reflétant à mon avis des dérives libérales/individualisantes de notre société, je découvre un grand plaisir à revêtir certains soirs, mon costume de spatio.not. Mes passages sur la toile étaient dédiés à de la recherche d’informations, comme si internet n’était qu’une grande bibliothèque un peu dépareillée.

Un spatio.not vu par Dinolu Dès que j’ai pris un peu le temps de flâner, j’ai découvert des espaces de parole absolument épatants. Quel réconfort suite à de nombreuses désillusions face aux médias appelés traditionnels, je finissais par croire que la seule émission intéractive, radio, télé et journaux confondus, était "La bas si j’y suis" de Daniel Mermet sur France Inter à une heure impossible à écouter (15h à 16h) depuis cette année. En effet, je pense que c’est une des seules émissions ou les radio.not (auditeurs) ont une parole entière. Dans les autres émissions, les visiteurs sont cantonnés à poser des questions à l’invité, qui a le droit de réponse mais n’offre que très rarement le droit de riposte... Grâce au site pirate de "La bas si j’y suis" je peux écouter tranquillement les émissions sur mon baladeur "mp3", mais surtout je découvre des espaces de parole, enfin...

Effectivement quel bonheur de lire sur des sites tels que Agoravox , CQFD , Linuxfr, des échanges, des débats et surtout de pouvoir les lire en prenant du recul sur le direct, et cerise sur le gâteau, de pouvoir aussi à son tour commenter ces lectures... L’internaute ou spatio.not n’est pas passif, et sa prise de parole n’est pas hypothétique : si l’on veut réagir, l’espace de parole existe ! Par contre, il n’est pas aisé, en tout cas pour ma part de se débarrasser de ses à priori ou de ses réserves ; "ce que j’ai à dire n’est pas intéressant" est un peu la rengaine, et pas seulement dans ma cervelle je suppose...

L’article (ou émission dans le cas de la radio) n’a d’existence que par les voix de ceux qui le lise (ou l’écoute). C’est ces lectures qui éclairent, qui révèlent une certaine idée placée dans cet inter.not collectif...

Peut être ce partage d’écriture n’est il pas si dérisoire qu’il en a l’air, c’est un essai parmi d’autres de construction d’une expression collective ou partagée (et pas accaparée par ceux qui font les médias). Je lisais, avant hier soir le blog de Tataiza, et son article La rage, poignant, sur un blog de cuisine au départ (et aussi Un monde meilleur ) ... Iza ne renie pas sa passion de la cuisine et de partager sur cette thématique (si je comprends bien ce que tu écris Iza !!!), mais s’intérroge sur le sens du partage ressenti à travers cette expérience...

Echanger, partager, ne sont pas des actes anodins et ils me semble que l’on se sent souvent infériorisé car nous n’abordons pas toujours des sujets dits (ou décrétés par certaines élites) sérieux... La force collective ne peut pas se décréter, elle se construit dans la durée, à l’image de ce que j’ai essayé d’exprimer dans Service Après Don . Spip Contrib ne va pas révolutionner notre monde, mais la philosophie qu’il propose me semble source d’espoir, même si dans la pratique ce site permet d’échanger en apparence des lignes de code informatique. C’est en vivant ces règles de liberté de prendre, de don et de service après don que j’entrevoie une réalité dans des conceptions de la vie économique que je ne faisais qu’imaginer auparavant, ou pratiquer uniquement dans mon cercle d’amis.

Je veux croire en ces petites briques qui construisent un monde qui ne laissent pas mourir de faim "les autres" devant ses barrières, un monde ou "l’autre" n’est pas ennemi... L’expérience sur ces sites me montre aussi qu’il ne faut pas écarter les "préjugés positifs". Le partage n’est pas évident, même pour les personnes impliquées dans le travail social ou l’éducation populaire. La voix unitaire remplace souvent la diversité des paroles, et montre, à mon avis l’imprégnation d’un discours sécuritaire pourtant combattu avec véhémence... J’illustre ici mon propos par le fait que j’entends souvent la peur d’ouvrir un site aux commentaires des visiteurs ("de l’autre"), qui n’auraient rien d’intéressant à dire (ou plutôt qui risqueraient de bousculer certaines certitudes ??). Le discours sécuritaire induirait même que les commentaires ne seraient qu’insultes ou autres abominations. Internet est en effet dangereux pour ceux qui monopolisaient l’espace de parole public auparavant...

Soyons utopiques, et pas seulement en tant que spatio.not...

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Dernier commentaire: 21 novembre 2006 | Il y a 1 pièce(s) jointe(s) à l'article

mardi 14 novembre 2006
Un ordinateur pour naviguer à Noël ???

Je viens de faire un tour dans un des supermarché de l’informatique, où j’ai pu acheter une webcam pour une misère (10€). Les romans d’agent secrets de mon enfance ont pris un sacré coup de vieux avec les montres caméra et autres gadgets inaccessibles pour le commun des mortels. Au passage, j’ai aussi pris un coup de vieux avec ma mini webcam dans la poche et mes souvenirs qui me paraissaient si proches...

Pourtant, je cherchais un objet bien précis, et de celui ci, je n’ai trouvé aucune trace, cher ou pas cher il n’y en avait point.

Un appareil, ou ordinateur si l’on veut, qui soit conçu pour une navigation aisée sur internet, ça n’existe pas !!! Il y a bien des assistants personnels ou téléphones qui vont sur internet, mais côté lecture tranquille et clavier pour écrire, c’est pas terrible... Après on passe sans intermédiaires aux fameux ordinateurs qui font tout !!! Vous embarquez un studio de montage vidéo et audio, un espace de stockage gigantesque, un studio photo, un jukebox et tout un tas de trucs dont on ne sert jamais en général. Si vous voulez mettre moins cher, vous avez le même, mais en moins bien... Impossible de trouver un appareil qui se connecte instantanément et qui ne fasse que navigateur internet et machine à écrire... C’est pourtant uniquement ce dont je me sers sur mon ordinateur (même pour créer des sites internet, ces deux outils me suffisent).

Je vais y aller de ma petite comparaison, pourquoi se servir d’un engin ayant la capacité d’un semi-remorque pour voyager avec un petit sac sur le dos. C’est puissant mais la puissance est utilisée pour transbahuter l’énorme remorque !! Heureusement pour l’automobile, nous pouvons utiliser de bonnes petites voitures pour ça, qui ne sont pas des semi-remorques avec des moteurs de deux chevaux.

Concrètement, ou techniquement, cela veut dire que les ordinateurs vendus ont tous recours à l’inscription mécanique de données sur des disques dur. Et cette action mécanique prend du temps : on pourrait comparer un calcul de tête, ou mental, à un calcul fait sur le papier. La différence de temps découle de celui nécessaire à l’action mécanique réalisée par le bras pour écrire. Mais les mémoires en accès électriques existent et seraient de capacité largement suffisante pour mon navigateur...

Je viens de lire plusieurs articles qui prédisent l’arrivée prochaine d’ordinateurs équipés de mémoire flash, donc beaucoup plus rapides mais encore trop cher pour le commun des mortels (voir articles sur Journal du net et sur zdnet ).

C’est quand même à mourir de rire :

 c’est cher à cause du "coup" du semi-remorque
 il faut beaucoup de mémoire pour faire tourner des usines à gaz
 personne ne se pose la question d’un ordinateur de qualité dédié à un usage de navigation internet et traitement de texte

L’imposture informatique [6], voilà un livre qui date de début 2000 disant que cet ordinateur fonctionnant avec de la mémoire flash, donc ultra rapide pour les seuls usages cités ci-dessus, ceci en accord avec la capacité de stockage, existait déjà !!! Personne n’a voulu le développer, ou plutôt le commercialiser !!!

En résumé, l’ordinateur que je voudrais pour naviguer :
 démarrerait en moins de 2 secondes
 le navigateur ou le traitement de texte se lancerai aussi en moins de 2 secondes (le temps de cliquer et d’être prêt en somme)
 le tarif serait celui d’un ordinateur bas de gamme actuel, sauf que celui serait le model luxueux de sa catégorie
 je ne me poserais pas la question de savoir si je déterre mon annuaire téléphonique ou si j’attends que l’ordinateur s’allume pour trouver un numéro de téléphone ou une adresse
 c’est pas si compliqué non, et cela existe mais uniquement pour les assistant personnel ou ordinateur de poche, souvent appelé par son sigle anglais PDA pour Personal Digital Assistant, donc de petite taille...

De plus la nouvelle mode des ordinateurs et à l’écran 16/9, ce qui n’est pas vraiment un sens de lecture commun, moi qui pensais que pour regarder des films il y avait des écrans de cinéma ou des télés avec de belles télécomandes et des écrans assez grand pour qu’on puisse s’affaler sur un canapé !!!

Pour éviter tout malentendu je ne cherche surtout pas à éradiquer les ordinateurs actuels, ils ont une utilité réelle, mais pour combien ??

Allez, j’attendrais encore 3 minutes à chaque fois que je démarre mon semi-remorque...

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dimanche 12 novembre 2006
Pensée du jour

L’avenir dure longtemps...

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jeudi 9 novembre 2006
rêvons un peu...

Juste pour faire une première apparition de rêveuse Spatio.not... une petite citation que j’aime :

"...Quand à l’autre cité, celle dont nous avons tant rêvé, il faudra qu’elle soit si loin et si petite, si puissante et pourtant si peu visible, qu’il est douteux que nous ne la trouvions jamais. Sans doute devrons-nous la bâtir de nos mains, hors de toute frontière... le mieux serait qu’elle ne soit pas, ou plus exactement, qu’elle ne soit nulle part..."

Extrait de "Nulle part à Liverion", une nouvelle de Serge Lehman publiée dans "Génèses" d’Ayerdhal

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